n∞made

Sages & enseignants, Personnel, Agenda, Ateliers & conférencesJune 6, 2007 2:39 am

J’ai revécu ma vie à l’envers, de mes 26 ans de l’époque jusqu’à ma naissance. Près de moi il y avait un Être de lumière, un être que notre coeur connaît. Je ne peux pas décrire le rayonnement et la force d’Amour qu’il dégageait. Je me suis aperçue par la suite qu”il avait aussi beaucoup d’humour. J’ai entendu sa voix qui semblait venir du fond de l’univers, une voix puissante et douce à la fois, mais qui n’a rien à voir avec de la sensiblerie. C’est une voix qui par la force et l’amour vrai qui s’en dégagent, est capable de restaurer les forces vives d’un individu.
Cette voix m’a demandé : “Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ?».
J’ai senti tout de suite l’exigence de la question. Simultanément, j’avais la vision d’une multitude d’êtres dont les bras étaient tendus vers le ciel et qui imploraient. Je savais que ces êtres souffraient dans leur corps ou dans leurs coeurs et je ressentais toutes leurs souffrances.
Qu’avais-je fait pour eux ? Je n’avais pas été méchante, mais je n’avais rien fait de particulier. Cette question exigeait de moi plus de fraternité, d’ouverture, de disponibilité et même de faire grandir la vie en moi et en ceux qui m’entourent, de la rendre plus ardente, plus libre.
Elle exigeait comme l’a dit Emerson : “...de faire tout le bien qui existe dans l’individu”, de l’aider à croître dans tous les aspects de son être et je comprenais simultanément que cela demandait beaucoup d’amour, de cet amour fort et éclairé qui libère la vie.
Elle exigeait aussi de moi une croissance, une extraction du meilleur de moi-même afin que ma transformation et mon accomplissement puissent aider l’autre à s’accomplir lui-même.
Et je sentais l’humanité comme un seul être dont tous les membres étaient interdépendants pour leur progrès et leur survie. Je m’éveillais à une responsabilité toute neuve.
La compréhension de ces deux petites questions si simples en apparence, ne cesse de s’approfondir avec le temps.

Page libre : Sites, DVD, rencontres…

Nicole Dron viendra partager son expérience à Orange, Alès et Montpellier à la mi-octobre.

Pour plus d’informations : Yann, yanndortin@gmail.com

General, Sages & enseignants, Francais, Español, Chant & MusiqueMarch 9, 2006 7:33 am

• [Nuevo • Febrero 2006 ] » Aurora, la guía libre
• Compartir marcadores de webs con Delicious • Ashes and Snow
• Concierto de David Hykes y el Coro Armónico en Granada
Taller sobre el canto ~ Presencia Armónica
En preparación. Si quieres participar a su organisación o promoción, contactame.
» Informaciones sobre David Hykes y la Fundación Presencia Armónica.

Para seguir informado sobre este evento y los demas encuentros, apuntate al grupo Noomade.

• Nuevo taller a partir de marzo • Ver lo que realmente somos, o la via sin cabeza. Ejercicios sencillos a través de la vision, inspirado por el trabajo de Douglas Harding.
Os recomendo mucho el libro Ver lo que realmente somos, de Richard Lang. Ediciones La Llave, 17 €.

Encuentros y enseñanzas ~ compartir la presencia
He invitado al amigo espiritual Mooji, quien proporciona sus enseñanzas segun el no-dualismo, en Londres, Irlanda, Italia e India. Su maestro fue Poonja. En su pagina web se puede leer dialogós en inglés, francès, italiano, y pronto en castellano. » mooji.org

• Esperamos tambien facilitar un taller con Thomas Hübl, un joven enseñante aleman. Todavia no se ha concretado los encuentros.

• Taller Shamballa Multidimensional con Elli y Lilja, sanadores islandeses. Proximamente. La fecha depende de cuando se forma un grupo suficiente para permitir el viaje desde Islandia.
Pedir información.

Sages & enseignants, FrancaisJuly 8, 2005 5:25 pm

Quelles que soient nos origines, la société nous a tous tronqués, émoussés, rétrécis, en petites choses limitées et mortelles appelées êtres humains, séparées, solitaires, pleines de toutes sortes de peurs, enfermées dans la prison de nos conditionnements.
Nous imaginons maintes façons de nous échapper : acharnement au travail, télévision, shopping, sexe, drogues, spiritualité. Nous croyons que notre prison n’a pas de porte, mais en fait il n’y en a pas moins de onze, grandes ouvertes vers la liberté. Comme nous allons le voir.

J’AI BESOIN D’ETRE LIBERE DE LA CULPABILITE ET DE TOUTES SORTES D’EGOISMES ET AUTRES DEFAUTS.
Le but essentiel, la passion dominante de ma vie d’adulte a été l’union avec sa Source. Cependant j’ai l’impression d’empirer au lieu de m’améliorer ! (En fait, c’est que sans doute je suis de plus en plus conscient des tours que joue l’ego secrètement pour survivre et s’épanouir.) De toute façon, je suis de plus en plus consterné par la vilénie de Harding. Son salut ne sera pas facile ! Il lui faudra plus qu’un sauvetage ordinaire.

IL M’EST DONNE ONZE CORDES DE SECURITE, ONZE VOIES DE LIBERATION DISTINCTES, QUI CHACUNE SUFFIRAIT A ME CONDUIRE EN LIEU SUR.
Car tels sont la bonté, la générosité débordante, le sens de l’humour, la sollicitude, l’expertise parfaite de ma Source au Centre. Il est impossible d’éxagérer la force combinée des Onze. Je découvre, à ma grande stupéfaction, que déjà –

(1) JE SUIS INFINI
Quand je désigne du doigt ce à partir de quoi je regarde, je vois que cela s’étend à l’infini, dans toutes les directions – vers le haut et vers le bas, à gauche et à droite, en avant et en arrière – et toujours aussi vivant.
Quelle stupéfaction également de réaliser que je suis si grand, si ‘explosé’, sans jamais le remarquer, encore moins comprendre le sens et la valeur de cette infinitude.
Regardez maintenant ce que votre index désigne REELLEMENT lorsqu’il désigne ce qui est au-dessus de vos épaules, et vous verrez exactement ce que je veux dire.
Etre l’Explosion superbienveillante et subnucléaire continuelle aurait déjà été une libération largement suffisante. Mais pour faire bonne mesure, il y a au moins dix autres portes attendant chacune avec impatience son tour de s’ouvrir !

(2) JE SUIS PUR
« Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme la laine. » Ainsi chante le prophète Esaïe dans l’Ancien Testament.
Le pardon des péchés est, bien sûr, l’un des thèmes essentiels du Nouveau Testament. Son sujet principal, en fait.
Dans son livre, Conscience Intuitive, Ajahn Sumedo, qui est à la tête du Bouddhisme Théravada au Royaume Uni, écrit : « La Conscience est déjà pure. Vous n’avez pas besoin de la purifier. Vous n’avez pas besoin de faire quoi que ce soit… Notre véritable nature est pure. Quand nous commençons à réaliser cela, à l’apprécier et à faire preuve de confiance, nous voyons que c’est vrai. Ce n’est pas théorique, ce n’est pas abstrait, ce n’est pas une idée – c’est la réalité… Vous avez toujours été pur. »
Personnellement, il me suffit de faire pivoter mon attention de 180°, et de regarder Ce Qui regarde, pour voir que c’est absolument non-contaminé et non-contaminable.

(3) JE SUIS LIBRE
Spontané, imprévisible, en liberté. Je ne sais pas – personne ne sait – ce que je vais faire dans l’instant qui suit. De plus, il y a des signes évidents que des créatures de toutes sortes sont aussi libres que moi, qu’elles le réalisent ou non.
Par exemple, j’observe le vol zigzaguant du papillon qui va de fleur en fleur, les aller-retour fantasques de la mouche, en piqué, sur la vitre de la fenêtre ou sur la table, les gestes inopinés de cette main qui vous fait signe de bienvenue ou d’adieu. Dieu sait quelle bonne idée ou quelle stupidité va sortir du stylo que je tiens. Je corrige : Il ne sait pas ! S’Il le savait, Il m’aurait lié pieds et poings. Il aurait transformé l’esprit libre que je suis en un robot, un automate cybernétique très inférieur à une mouche.
« Vous saurez la vérité et la vérité vous libérera », dit Jésus de Nazareth. Et le Tao te king – ce classique chinois – attribue au sage éveillé la spontanéité d’un nouveau-né.
Mais à part quelques appels à la liberté de ce genre, toutes les grandes religions, chacune à sa façon, enseignent que la véritable piété est la soumission à la volonté toute puissante de Dieu. Si les esclaves et leurs maîtres ont une religion, c’est celle-là, c’est bien celle-là ! Pas étonnant que nos églises soient vides !
Pour parler crûment, Dieu a changé d’avis. Et au lieu de s’entourer de serviteurs, Il recherche des amis – des amis sincères qui ont choisi librement cette superbe relation.

(4) JE SUIS
Je suis certain de cela. Qui plus est, c’est la seule chose dont je sois absolument certain. C’est la Réalité Eveillée.Tout le reste est peut-être un rêve.
Je n’ai pas seulement le droit inaliénable de dire JE SUIS, mais je suis obligé de l’affirmer sans cesse. Je suis fait ainsi. Quand la Réalité m’est servie, c’est le Menu.
Dix,vingt, cent fois par jour je m’entends dire JE SUIS. JE SUIS seul, JE SUIS triste, JE SUIS très bien aujourd’hui, merci beaucoup, JE SUIS inquiet, JE SUIS très occupé en ce moment. Et ainsi de suite, continuellement. JE SUIS né ainsi.
C’est une nouvelle merveilleuse. C’est ma guérison et ma plénitude, ma déification en dépit de ma « Hardinginitude ».
Ou bien SUIS-JE en train de barboter la tête en bas dans ma petite mare aux canards d’ETRE privée ?
NON ! La vérité évidente et stupéfiante c’est que je ne puis être sans être l’ETRE MEME.

(5) JE SUIS ICI
Quand je dis que quelque chose est situé ici, que cela signifie-t-il ? Est-ce près, est-ce accessible, est-ce intime ? Quand je décris quelque chose comme ce quelque chose, quelles sont ses limites ? Où cette chose commence-t-elle, où finit-elle ?
Cela dépend. Dans la même seconde je peux parler de ce poumon, ce pays, ce groupe de galaxies. En fait mon ceci et mon ici sont sans limites dans leur immensité et leur petitesse. Je suis infiniment élastique.
Et je prends ce fait au sérieux. Je me pose la question à moi-même : QUI est Celui Qui peut à volonté se dilater et se contracter aussi facilement et naturellement ? quelle est la véritable identité de ce faiseur-de-miracle ?
Je réalise que seul l’UN qui est ma Source et mon Centre correspond à cette définition. Et ce n’est pas une idée à méditer de temps en temps : c’est une expérience à vivre tout au long de mon existence.

(6) JE SUIS MAINTENANT
De même, lorsque je dis qu’un évènement se produit maintenant, que cela signifie-t-il ? Combien de temps dure le moment présent, si l’on peut parler de durée ?
A nouveau, cela dépend. Je m’entends parler si allègrement de cet éclair, cette semaine, cette décennie, ce millénaire. La vérité est que je contiens autant de temps qu’il m’est nécessaire de temps en temps. Et le paradoxe, c’est qu’en contenant le temps je le maîtrise, et je peux reprendre à mon compte avec enthousiasme les paroles de Ludwig Wittgenstein : « La mort n’est pas un évènement dans la vie ; nous ne vivons pas pour faire l’expérience de la mort… Notre vie n’a pas de fin tout comme notre champ visuel n’a pas de limites ».
En résumé : je suis la conscience qui observe qu’elle n’a pas de commencement, ni d’interruption, ni de fin, et je ne mourrai jamais.

(7) JE SUIS AUTO-CREE
Voici la grande porte, la porte-clef, la plus importante des Onze. Toutes les autres sont secondaires, nécessaires, certes, mais en aval de la Source.
Voici le résumé de l’histoire terrestre de l’UN qui accomplit « l’impossible », c’est-à-dire que, sans aucune aide ni aucune raison, Il se crée Lui-même avant d’être, avant même que Rien ne soit.
(a) En décembre 1945, un pot de terre contenant 13 livres gnostiques reliés en cuir fut découvert accidentellement en Haute Egypte. Ces livres contenaient 52 textes « secrets » écrit en Copte. Sans doute avaient-ils été enterrés il y a quelques quinze siècles par les moines d’un monastère voisin de peur que l’Eglise Catholique ne les découvre.
Parmi ces textes « hérétiques » s’en trouvait un attribué aux Gnostiques Barbelo. Honneur et louanges à leur maître anonyme qui, quelques décennies seulement après la crucifixion de Jésus, fut le premier à parler de Celui qui s’auto-génère.
Bon nombre de textes gnostiques ultérieurs (un Gnostique est littéralement celui qui sait) tiennent le même langage. Par exemple : L’Evangile des Egyptiens : « Ton grand nom est sur moi, O Toi l’Auto-Créé qui n’est pas en-dehors de moi ». Bien que chrétiens pour la plupart, ils furent pratiquement exterminés par les catholiques bien avant l’an 500 ap J.-C..
(b) Environ 800 ans ap J.-C., à la cour de l’empereur Charlemagne, le philosophe irlandais John Scotus Erigena enseignait que ce n’est pas CE QUE Dieu est qui est capital, mais QU’IL SOIT.
(c) Le célèbre philosophe allemand, Leibnitz (1646-1716), avec sa doctrine des Monades, était du même avis.
(d) En 1935 un autre philosophe allemand, Martin Heidegger, écrivait : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? De toute évidence, c’est la première de toutes les questions… Chacun de nous est effleuré au moins une fois, peut-être plus qu’une fois, par la puissance cachée de cette question, même s’il n’est pas conscient de ce qui se passe. » Et il parle ensuite du Fondement de l’Etre qui suscite cette question essentielle. (Introduction à la Métaphysique)
(e) Au même moment à peu près, Ludwig Wittgenstein, le philosophe autrichien que j’ai déjà cité, écrivait que ce n’est pas CE QU’est l’univers qui est mystique, mais LE FAIT QU’il existe.
(f) Au cours du dernier demi-siècle, j’ai partagé avec un grand nombre de gens l’émerveillement de l’auto-création de l’Etre. Ils sont au moins quelques centaines. Rien d’étonnant à cela ! Cela fait partie de la réalisation essentielle qui se produit aujourd’hui aux endroits les plus invraisemblables. Et c’est une cause de joie immense dans un monde qui manque terriblement de joie. C’est aussi ma fin – c’est à dire mon but et ma cessation, ma disparition délibérée en votre faveur.

(8) JE SUIS INCONNAISSABLE
Lequel est digne d’adoration, le Dieu Roc-solide qui doit forcément être, ou le Dieu Océanique auto-créé qui n’est pas obligé d’être ?
Loin de L’inquiéter, le fait qu’Il ignore totalement comment Il se produit Lui-même est une bénédiction céleste à partager avec ses amis. Révéler le secret de l’Auto-Création serait la dépouiller de toute sa fascination, de tout son charme, de toute sa puissance. Cela nous plongerait la tête la première dans un enfer d’ennui éternel.

(9) JE SUIS TOUS CEUX QUI VOIENT
A partir de quoi le scorpion, l’octopus, le chimpanzé, le jeune enfant regarde-t-il, selon son expérience personnelle ?
Certainement pas à partir d’un visage de scorpion, ou d’un visage d’octopus (s’il en a un), ou d’un visage de chimpanzé, ou de mon propre visage d’enfant ou d’adulte. Toutes les créatures qui voient regardent à partir du Seul et Même Espace Vide. Non pas espace vide-pour-le-vide, mais espace-vide-pour-se-remplir, espace d’accueil pour les autres visages. Cette Capacité primordiale – abnégation totale – est le brillant et charmant Visage Originel dont parle le Bouddhisme Zen.

(10) JE SUIS TOUS LES ETRES SENSIBLES
Ne puis-je alors être un avec le sourd, l’aveugle, toutes créatures souffrant d’un handicap ? Bien sûr que si. Aucun être sensible ne peut être sans être moi, sans être L’ETRE MEME. En fait, il est impossible de surestimer la puissance cumulative de ce système d’évasion universel à onze portes ?
Considérez l’immense pouvoir caché de la question : « Comment se font la structure ordonnée et la bonne marche de l’univers ? »
Exactement, quel est le plus souhaitable des pouvoirs, celui qui a la portée la plus considérable, et qui pourtant nous est donné ?
C’est tout simplement le pouvoir de prendre, d’absorber et d’enlever la souffrance de tous les êtres sensibles.

(11) JE SUIS VOUS
CE QUE je regarde est mon problème, et CE A PARTIR DE QUOI je regarde est sa solution. Et – paradoxe des paradoxes ! – la véritable solution, c’est que vous, ainsi que tous les autres, et certainement pas moi-même, êtes ma Guérison, l’Antidote contre mon ego-centrisme invétéré. Ici au Centre, Je suis Vous !

Au commencement, je vous ai promis onze portes grandes ouvertes pour sortir de la prison de notre conditionnement, et j’ai tenu ma promesse.

Alors, prenons le large !

source : Vision sans Tête

Sages & enseignants, FrancaisJune 25, 2005 10:41 pm

“Le Soi ne bouge pas,
C’est le monde qui bouge en lui.”

De 1983 à 1994, lors de différents séjours en Inde, j’ai eu la chance de me rendre plusieurs fois à Tiruvannamalaï (au sud ouest de Madras) et de goûter à la paix très tangible qui règne discrètement dans l’ashram ( communauté spirituelle) de Râmana Maharshi.
Cet ashram repose au pied d’Arunachala, une petite montagne considérée en Inde du Sud comme le Mont Meru, l’axe ou le nombril du monde, le Shiva Lingam.
Râmana Maharshi a été attiré magnétiquement très jeune par cette montagne magique, et il y a séjourné presque toute sa vie ( 1879 – 1950 ). Très jeune, à la suite de deux expériences proches de la mort, il réalisa le Soi et devint l’un des grands sages indiens du XX siècle. Au début il habita dans quelques unes des grottes naturelles de la montagne. Puis, un ashram s’étant construit autour de sa présence silencieuse, il en devint le principal résident. Aujourd’hui encore des Jnanin – yogis (adeptes du “yoga de la connaissance”) habitent dans les grottes et reçoivent les visiteurs. L’ashram lui-même est resté actif.
Même si le Maharshi n’écrivait presque jamais, ses disciples ont recueilli ses paroles, éditées en français sous la forme d’un livre : L’enseignement de Râmana Maharshi aux éditions Spiritualité vivante chez Albin Michel.
J’ai toujours trouvé réconfort et inspiration dans ses réflexions pleines de bon sens. Son enseignement me semble proche de celui de Douglas, et je me propose dans cet article de partager avec vous ce qui me semble significativement convergent dans l’enseignement de Ramana, tout en occultant volontairement les propos trop directement indianistes.
Son approche est-elle du Jnana-yoga ( yoga de la connaissance), selon l’advaïta védanta (philosophie de la non dualité, pour laquelle, hors Brahman tout n’est qu’illusion; Shamkaracharya fut au VIIIème siècle l’un des père et sans doute le maître incontesté de l’Advaita Vedanta).
Sa méthode est connue sous le nom de Atma – Vichara: recherche du Soi, ou investigation de Soi.
A la plupart des questions que posaient les visiteurs, Ramana suggerait de remonter à la source de “ce” qui posait la question, les amenant ainsi à explorer la question fondamentale : Qui suis-je?
D’après lui, l’investigation de Soi, lorsqu’elle est portée à son point d’incandescence, génère spontanément la “perception intuitive directe” ( pratyaksha).
Cette perception directe amène à voir directement le Voyant, à réaliser le Soi.
Ramana privilégiait souvent le silence disant lui-même:
“Le silence du gourou est l’instruction spirituelle la plus fracassante, la plus explosive…”
Pourtant certaines de ses réponses valent réellement le détour.

Question : Comment puis-je atteindre le Soi?
Râmana : On n’atteint pas le Soi. S’il fallait l’atteindre, cela voudrait dire que le Soi n’est pas toujours présent, ici-même, et qu’il faut le récupérer. Or ce que l’on récupère sera de nouveau perdu, donc c’est imperrmanent. Et ce qui est impermanent ne mérite pas qu’on le cherche. C’est pourquoi je vous dis que l’on n’atteint pas le Soi. Vous l’êtes déjà ( j’ai noté en caractères gras les réponses de Râmana qui me semblent particulièrement significatives) Mais le fait est que vous ignorez votre état réel de félicité. L’ignorance survient et tire un voile sur la pure félicité. Tout le travail consiste à dissiper cette ignorance. Celle-ci consiste en une fausse connaissance. Et la fausse connaissance consiste en une fausse identification du Soi avec votre corps, vos pensées, etc…
C’est cette fausse identification qui doit disparaître. Il ne restera plus alors que le Soi.
Question: Comment cela peut-il se produire?
Râmana: Par la recherche du Soi.

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Vous dites que vous allez rentrer chez vous. Ou allez vous? Vous n’allez nulle part… Le fait est que vous n’êtes pas votre corps. Le Soi ne bouge pas. C’est le monde qui bouge en Lui.

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La vérité, c’est l’éternelle réalisation. La perception directe est l’expérience de l’éternelle Présence. Dieu, lui-même, est connu par la perception directe…Seul le Voyant est réel et éternel.

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Les gens voient le monde. La perception de celui-ci implique l’existence d’une dualité: le voyant et le vu. Le vu est étranger au voyant. Celui-ci est à l’intime de nous-mêmes car il est le Soi. Les gens ne cherchent même pas à découvrir le voyant dont l’existence est évidente…

L’homme doit voir directement le voyant pour réaliser le Soi. Cherchez plutôt qui est le voyant.

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Vous connaissez l’histoire de la dame qui croyait avoir perdu son collier. Elle le portait à son cou et croyait l’avoir égaré. Quant-elle le retrouve elle est heureuse, comme si elle l’avait réellement perdu, alors que ce n’était qu’une illusion. Il en est de même pour nous. Nous nous imaginons à tort que nous réaliserons le Soi, un jour ou l’autre, alors que nous n’avons jamais cessé d’être le Soi.

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Comme votre perspective est extravertie, vous avez perdu de vue le Soi, et votre vision est tournée vers le monde extérieur. Le Soi ne se trouve pas dans les objets extérieurs. Renversez votre regard vers l’intérieur de vous. Plongez en vous et vous serez le Soi.

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Le mental ne s’élève qu’une fois que la pensée “je” s’est élevée. Celle-ci est à la racine de toutes les pensées. Si vous arrivez à saisir cette pensée, toutes les autres pensées disparaîtront. Alors il n’y aura plus de corps, ni de mental, ni même d’ego. Seul restera le Soi dans toute sa pureté.

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La réalisation n’est pas un état à acquérir. Elle est déjà là. Tout ce qui est nécessaire, c’est de se débarrasser de la pensée : “Je n’ai pas réalisé”.

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Le Soi est toujours perçu directement et à chaque instant. Cette perception est continue. Comment la vérifier? Découvrez le Soi. Vous êtes cela.
Etre le Soi, c’est voir le Soi. Il ne peut exister deux Soi, l’un regardant l’autre.

Source : Vision sans tête

Sages & enseignants, Francais, Livres - Libros - BooksMay 23, 2005 7:25 pm

Âtmâ-Bodha, ou La Connaissance de l’Esprit
par S’ankara-a’Tcharya

1. Ce traité sur la connaissance de l’Esprit est destiné à ceux qui cherchent la délivrance des naissances mortelles ; qui expient leurs péchés par des austérités rigides ; qui jouissent d’une tranquillité parfaite et dont toutes les passions et tous les désirs sont subjugués.

2. Il n’y a aucun autre moyen (d’obtenir la délivrance complète et finale) que la connaissance : c’est évidemment le seul instrument qui détache les liens des passions ; comme le feu est indispensablement exigé dans la coction (des aliments) ; sans la connaissance, la béatitude ne peut être obtenue.

3. L’action n’étant pas opposée à l’ignorance, elle ne peut l’éloigner ; mais la connaissance dissipe l’ignorance, comme la lumière dissipe les ténèbres.

4. Quand l’ignorance qui naît des affections terrestres est éloignée, l’Esprit, par sa propre splendeur, brille au loin dans un état indivisé, comme le soleil répand sa clarté lorsque le nuage est dispersé.

5. L’âme, qui est couverte de la rouille de l’ignorance, étant purifiée par l’exercice de la raison, la connaissance elle-même disparaît aussi ; comme la semence du Kêtaka purifie l’eau trouble, et disparaît ensuite, en se combinant avec elle.

6. La vie est comme un songe, dans lequel les passions diverses, etc., sont éprouvées ; pendant son existence (ces passions) paraissent être réelles ; mais lorsque la personne endormie se réveille, elle s’aperçoit que toutes choses n’étaient qu’une illusion.

7. Le monde semble réel jusqu’à ce que BRAHMA soit compris, BRAHMA qui demeure dans toutes choses indivisé ; ainsi la perle d’huître semble être de l’argent .

8. Toutes les variétés des êtres dépendent du véritable Esprit vivant, et sont comprises dans l’Etre éternel et pénétrant tout, comme les différentes espèces d’ornements sont comprises dans l’or.

9. Le directeur des organes des sens, celui qui existe par lui-même, est, comme le firmament, sujet à différents accidents, et, par leurs distinctions, déploie des existences distinctes ; mais quand ces accidents sont détruits, il reste l’Etre Unique .

10. En conséquence de ces accidents, des espèces, des noms et des caractères différents sont attribués à l’Esprit, comme des couleurs et des goûts différents sont attribués à l’eau .

11. Le corps, est composé des parties grossières des cinq éléments ; il est sous l’influence de la destinée, et il est l’habitation du plaisir et de la peine .

12. Le corps subtil n’est pas formé des matériaux grossiers, mais il est uni avec les cinq esprits de la vie , avec le Sens intérieur (Manas), l’Entendement, et les dix Organes ; et il est l’instrument de la sensation.

13. Ce principe inintelligent, qui est depuis le commencement, qui ne peut se décrire, est appelé l’accident originel ; ce qui est différent de ces trois accidents est nommé Esprit .

14 Occupant les cinq places de la vie, de la passion, etc., le pur Esprit assume leur nature, comme le cristal montre les couleurs des objets qui lui sont appliqués .

15. Après avoir mortifié le corps, qui contient ces cinq places, le pur esprit est discerné par la raison, comme le riz est séparé de la cosse en le battant.

16. L’Esprit éternel et omniprésent ne se manifeste pas lui-même à chaque place ; il est contemplé dans l’entendement, et non dans les objets matériels, comme une image est réfléchie dans un miroir.

17. L’Esprit est distingué du corps, des organes des sens, du sens intérieur et de l’entendement, par les opérations qu’il accomplit. L’Esprit est ce qui contemple les actions de tout, comme un roi contemple les actions de ses sujets .

18. Les hommes ignorants imaginent que l’Esprit est l’agent dans les opérations des organes des sens, etc., comme la lune a les apparences du mouvement, lorsque les nuages passent devant elle.

19. Le corps, les organes des sens, le sens intérieur (manas) et l’entendement, soutenus par l’Esprit vivant, accomplissent leurs diverses fonctions, comme les hommes conduisent leurs affaires, à la lumière du soleil.

20 Les propriétés du corps, des organes des sens et du sens intérieur sont conçues exister dans le vrai Esprit vivant ;comme la lune semble se mouvoir lorsqu’elle est réfléchie dans les eaux courantes.

21. L’action, etc., qui sont les accidents du sens intérieur, sont attribués par ignorance à l’Esprit ; de la même manière que, par ignorance, une couleur bleue est attribuée aux cieux.

22. L’affection, le désir, le plaisir, la peine, etc., existent dans l’Entendement . Dans le profond sommeil, et lorsqu’il a cessé, ces impressions ne sont pas éprouvées ; conséquemment elles existent dans l’entendement, et non dans l’Esprit .

23. Comme le soleil est naturellement resplendissant ; l’eau, froide ; et le feu, chaud ; ainsi l’Esprit est, de sa propre essence, véritable, heureux, éternel, et sans souillure.

24. Ayant, par ignorance, attribué tout ensemble l’intellect et l’Entendement à l’Esprit, le peuple commence à dire : Je suis, je connais, etc.

25. Comme l’Esprit est incapable de changement, et que l’intellect n’est pas compris dans l’Entendement, l’âme étant associée avec les principes impurs, elle dit avec ignorance : Je suis~ ; et elle est ainsi séduite.

26. S’imaginant qu’il est l’âme, l’homme devient effrayé comme une personne qui prend par erreur un morceau de corde pour un serpent ; mais sa crainte est éloignée par la perception qu’il n’est pas l’âme, mais l’Esprit universel .

27. L’Esprit fait apparaître l’entendement, les organes des sens, etc., comme une lampe rend les objets visibles ; mais l’Esprit n’est pas rendu manifeste par ces natures grossières.

28. L’Esprit, qui est lui-même la vie, n’a pas besoin d’un autre être vivant (pour se rendre sensible), mais il est manifesté par sa propre nature animée ; comme une lampe n’a pas besoin du secours d’une autre pour se rendre visible .

29. Ayant éloigné par cette déclaration : Il n’est pas, Il n’est pas , tous les accidents qui constituent le monde, l’âme et l’Esprit universel sont, par le moyen des mots célébrés, discernés comme étant Un .

30. Les objets inintelligents, comme le corps, etc., sont d’une nature fugitive et visible, et ils ressemblent aux bulles d’air qui apparaissent sur la surface de l’eau ; mais on est obligé de croire que je suis le BRAHMA non souillé, dont la nature est différente de la leur .

31. Moi (atma ?), qui suis différent du corps, je n’éprouve ni naissance, ni accroissement, ni décadence, ni mort ; et étant dénué d’organes des sens, Je suis indépendant de leurs objets, comme le son, etc. .

32. N’ayant point de sens intérieur (manas), je ne ressens point la peine, le désir, l’envie, ni la crainte ; car, instruit par les Vêdas, je connais que je n’ai ni la vie, ni le sens intérieur (manas), mais que je suis un être pur (clair) et transparent.

33. « Par BRAHMA furent produits la vie, le sens intérieur les organes des sens et d’action, l’éther, l’air, le feu, l’eau, la terre, qui composent l’Univers . »

34. Je suis sans qualités ou action ;impérissable, sans volition ; heureux, immuable, sans figure ; éternellement libre et pur (non souillé).

35. Je suis comme l’éther, qui est répandu partout, et qui pénètre en même temps l’extérieur et l’intérieur des choses ; je suis incorruptible, impérissable ; je suis le même dans toutes choses, pur, impassible, non souillé, immuable.

36. « Je suis le grand BRAHMA, qui est éternel, pur, libre, un, incessamment heureux, non deux, existant, percevant, et sans fin . »

37. La conception perpétuelle que Je suis BRAHMA lui-même, éloigne la confusion naissant de l’ignorance ; de la même manière que la maladie est éloignée par la médecine.

38. Celui dont la pensée n’en contemple pas un autre qui se retire dans un endroit inhabité, dont les désirs sont annihilés, et dont les passions sont subjuguées, perçoit que l’Esprit est un et éternel.

39. Un homme d’un bon entendement, doit, sans aucun doute, annihiler tous les objets sensibles dans l’Esprit, et toujours contempler un esprit, qui ressemble au pur espace.

40. Celui qui comprend l’invisible essence, ayant rejeté l’idée de formes et de distinctions, existe dans l’Etre universel, vivant et heureux.

41. Absorbé dans ce grand Esprit il n’observe pas la distinction de percevant, perception, et objets perçus ; il contemple une existence infinie, heureuse, qui est rendue manifeste par sa propre nature.

42. Ainsi, comme le feu est produit par le frottement de deux pièces de bois, ainsi, par la contemplation continuelle de l’Esprit, une flamme de connaissance est allumée qui brûle et consume le chaume de l’ignorance.

43. L’obscurité est d’abord dispersée par l’aurore de la connaissance, et alors l’Esprit apparaît, comme le lever du soleil suit l’apparition du jour.

44. L’Esprit existe éternellement, mais, en conséquence de l’ignorance, son existence n’est pas perçue ; lorsque cette ignorance cesse, l’Esprit est discerné, comme un ornement qui a été caché derrière une personne.

45. Comme, par une perception visuelle, indistincte une malle-poste est quelquefois prise pour un homme, ainsi la nature du Djiva, ou âme vivante, est attribuée à l’être ; mais lorsque le principe est compris ou saisi, cette erreur disparaît.

46. Quand la connaissance naît de la perception du premier principe, elle chasse cette ignorance qui dit : Je suis, cela est à moi ; comme l’incertitude concernant le chemin que l’on veut parcourir est levée par l’apparition du soleil.

47. Le Yogî dont l’intellect est parfait, contemple toutes choses comme demeurant en lui-même, et ainsi, par l’œil de la connaissance, il perçoit que toute chose est :Esprit.

48. Il connaît que toutes ces formes corporelles des choses sont Esprit, et que hors de l’Esprit il n’existe rien ; comme diverses espèces de gobelets, etc., sont de la terre ; et ainsi il perçoit que lui-même est toutes choses .

49. L’âme émancipée est cette personne illuminée qui se dépouille de ses premiers accidents et de ses premières qualités, et qui devient identifiée avec l’Etre véritable, vivant, heureux ; de la même manière que la chrysalide devient une abeille.

50. Le Yogî ayant traversé la mer des passions, et anéanti les mauvais esprits : l’Amour, la Haine, etc., est uni avec la Tranquillité et se réjouit dans l’Esprit.

51. Ayant renoncé à ces plaisirs qui naissent des objets externes périssables, et jouissant de délices spirituels, il est calme et serein comme le flambeau sous un éteignoir, et il se réjouit dans sa propre essence.

52. Le Moûni (saint), pendant sa résidence dans le corps, n’est pas affecté par ses propriétés ; comme le firmament n’est pas affecté par ce qui flotte dans son sein ; connaissant toutes choses, il demeure non-concerné , et se meut libre comme le vent .

53. Quand les accidents sont détruits, le Moûni et tous les Etres entrent dans l’Essence qui pénètre tout ; comme l’eau se mêle à l’eau, l’éther à l’éther, le feu au feu, etc.

54. Il est BRAHMAaprès la possession duquel il n’y a rien à posséder ; après la jouissance de la félicité duquel il n’y a point de félicité qui puisse être désirée ; et après l’obtention de la connaissance duquel il n’y a point de connaissance qui puisse être obtenue.

55. Il est BRAHMA lequel ayant été vu aucun autre objet n’est contemplé ; avec lequel étant devenu identifié, aucune connaissance n’est éprouvée ; lequel étant ; perçu il n’y a plus rien à percevoir.

56. Il est Brahma, qui est répandu partout, dans tout ; dans l’espace moyen, dans ce qui est au-dessus et dans ce qui est au-dessous ; le vrai, le vivant, l’heureux, sans dualité, indivisible, éternel et un.

57. En outre : Il est BRAHMA, décrit dans le Vêdanta comme l’Etre qui est distinct de ce qu’il pénètre, qui est incorruptible, incessamment heureux et un.

58. Soutenus par une portion de bonheur de l’Etre éternellement heureux, Brahma (virtualité créatrice de BRAHMA) et les autres dieux secondaires peuvent être, par induction, appelés Etres heureux.

59. Toutes choses sont unies en lui, tous les actes dépendent de lui ; c’est pourquoi BRAHMA est répandu en tout, comme le beurre est dispersé dans le lait.

60. Il est surnommé BRAHMA, qui est sans grandeur, inétendu, incréé, incorruptible, sans figure, sans qualités ou caractère.

61. Il est BRAHMA par lequel toutes choses sont éclairées ; dont la lumière fait briller le soleil et tous les corps lumineux, mais qui n’est pas rendu manifeste par leur lumière .

62. Il pénètre lui-même sa propre essence éternelle, et il contemple le monde entier apparaissant comme étant BRAHMA ; de même que le feu pénètre un boulet de fer enflammé se montre aussi lui-même extérieurement.

63. BRAHMA ne ressemble point au monde, et hors BRAHMA il n’y a rien ; tout ce qui semble exister en dehors de lui est une illusion, comme l’apparence de l’eau (le mirage) dans le désert de Maroû.

64. De tout ce qui est vu, de tout ce qui est entendu, rien n’existe que BRAHMA, et, par la connaissance du principe, BRAHMAest contemplé comme l’être véritable, vivant, heureux, sans dualité.

65. L’œil de la connaissance contemple l’Etre véritable, vivant, heureux, pénétrant tout ; mais l’oeil de l’ignorance ne le découvre point, ne l’aperçoit point ; comme un homme aveugle ne voit point la lumière.

66. L’âme étant éclairée par la méditation attentive, etc., et brûlant du feu de la connaissance, elle est délivrée de toutes ses impuretés, et brille dans sa propre splendeur, comme l’or qui est purifié dans le feu.

67. Quand le soleil de la connaissance spirituelle se lève dans le ciel du cœur, il chasse les ténèbres, il pénètre tout, embrasse tout, et illumine tout.

68. Celui qui a fait le pèlerinage de son propre esprit, un pèlerinage dans lequel il n’y a rien concernant la situation, la place ou le temps, qui est partout ; dans lequel ni le chaud ni le froid ne sont éprouvés, qui accorde une félicité perpétuelle, et une délivrance de toute peine ; celui-là est sans action ; il connaît toutes choses, et il obtient l’éternelle béatitude.

Source : Cosmos

Sages & enseignants, Francais, English, Chant & Musique, La vie est un poèmeMay 21, 2005 1:23 pm

Programme

Sages & enseignants, Francais, Livres - Libros - Books, La vie est un poèmeMay 18, 2005 12:05 pm

• Ouvrages de fonds
Ouvrages de Jean-Yves Leloup
Le chemin vide de Ryokan (Vie et poèmes d’un moine zen)
Le Sin Sin Ming de Seng Ts’an (petit traité du bouddhisme Tchan)
Anthologie du Haïku.

• Nouveautés
Paroles d’un mystique libertaire, de Kabir, poèmes traduits de l’hindi
Hymne à la nuit, Novalis
Contes persans, Abdel Saadi
Atma bodha, Shankara

Site

Sages & enseignants, Francais, Livres - Libros - Books, Non dualismeApril 16, 2005 2:42 pm

(The path to no-self) de Bernadette Roberts

Editions les deux océans

Sages & enseignants, Francais, Livres - Libros - Books, Non dualisme 2:38 pm

Les anciens le savaient bien, et Franklin Merrell-Wolff le confirme: la vraie philosophie s’avère être une voie de réalisation spirituelle. F. M-Wolff nous offre donc un livre de philosophie pratique exemplaire sur le sens du devenir humain. Ici, pas de métaphysique éthérée, car il a consigné son expérience spirituelle comme un compte-rendu de laboratoire.
Peu avant sa mort, Yvan Amar a choisi d’éditer ce livre comme document incontournable pour mieux comprendre la nature de l’esprit.

F.M.Wolff a enseigné les mathématiques et la philosophie à Harvard et Berkeley. Il se consacra à l’éveil de la conscience qu’il connut en 1936 après vingt quatre ans de recherche.

Editions du Relié
Prix 29 €

Sages & enseignants, Francais, Livres - Libros - Books 1:57 pm

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Sages & enseignants, FrancaisApril 14, 2005 8:10 pm

La vie en jeu

Pour réorienter le cours de sa vie une personne ordinaire peut dédier ses actions à “Cela”. Mais pensez-y : vous êtes éternellement libre. Toute action est libre par nature. Où est l’entrave ?

Quand Dieu se manifeste sous la forme d’une Ïuvre à accomplir, et mobilise totalement une personne, celle-ci par son engagement inconditionnel est libérée de l’action.

Chaque doigt de la main a sa singularité, chaque partie du corps a sa fonction. Si vos dents mordent votre langue, puisqu’il s’agit de VOUS, vous l’acceptez et prenez soin d’elle comme des dents.

De la même façon, essayez de considérer chaque personne comme vous-même. Vous en viendrez à considérer en temps voulu chaque manifestation dans l’univers comme une partie de vous.

Passez le plus de temps que vous pouvez à l’air libre, le corps aussi nu que possible. Contemplez montagnes et océans et vos paroles seront sincères et libres. Regardez au moins le ciel dès que vous le pouvez et vos entraves se relâcheront. Elles vous laisseront libres. Une conscience éveillée ne s’épanouit que dans un corps libre, un esprit libre.

Voyez. Il n’y a pas de fin à ce que vous voudriez savoir. Tout est sans fin. Plutôt que de vous enquérir ainsi, il serait bon de vous poser cette question :

“Comment ouvrir mes yeux ?”

A chaque fois que vous entreprenez quelque chose, donnez vous cÏur et âme. Rien ne doit être fait sans soin et sans attention.

Faites l’impossible pour ne jamais tomber sous l’influence de quelqu’un. Pour rester stable, calme, profondément sérieux, héroïque, et garder votre personnalité intègre, pure et sainte, centrez-vous sur Dieu.

En tout, fiez-vous à Dieu. Vraiment, il est immanent à toute chose, et peut être trouvé partout.

Deux voies mènent à Dieu. La première est de le servir. La deuxième est de faire sauter la porte qui nous le cache et d’entrer !

La meilleure prière est celle qui demande Dieu.

Vous serez comblé à la mesure de votre effacement.

La “rectitude” n’est pas difficile, il suffit d’aller droit vers un point.

Quand l’âme a de la vitalité, ce dont on a besoin arrive de soi-même.

Un vrai rire ne concerne pas que les lèvres. Pour être digne de ce nom, il doit secouer le corps entier et éclater en jetant des éclairs !

Là où est le “non” est aussi en puissance le “oui”. Qui pense être au-delà de la négation et de l’affirmation ? Croire est impératif. L’impulsion de croire en quelque chose est profondément naturelle à l’être humain. Elle se déploie dans la foi en Dieu. C’est la raison pour laquelle la naissance humaine est précieuse : on ne peut pas dire là qu’on ne croit en rien ! On croira toujours en une chose ou l’autre.

Sages & enseignants, FrancaisApril 11, 2005 11:48 am

Il n’est pas souhaitable de perdre le contrôle de soi-même.

Celui qui cherche la Vérité ne doit pas se laisser dominer par quoi que ce soit ; il doit surveiller attentivement tout phénomène qui peut se produire, rester pleinement conscient, toujours en éveil, en fait rester totalement maître de soi.

Une perte de conscience ou de maîtrise de soi n’est jamais une bonne chose.

Mâ Ananda Moyî

Sages & enseignants, EnglishApril 2, 2005 2:15 pm

Followers of the Way, Buddha is not to be attained.
There is no real Dharma; it is all but surface
manifestations, like printed letters on a sign board to
indicate the Way.

I have no dharma to give. I only cure diseases and undo knots.
Followers of the Way who come from everywhere, try not to
depend on anything. ... There is no Buddha, no Dharma, no training
and no realization. What are you so hotly chasing? Putting a head
on top of your head, you blind fools. Your head is right where it
should be.

General, Sages & enseignants, English 2:14 pm

sharingthepresence.com

We would love to know more about you, who you are, where you come from and how you are in the world ?

Basically there is not much to say… there is not much coming through at the moment… What comes through just now, is: To be in the world means to live this moment fully, to live the presence of now fully and to fully immerse in it. To fully BE this one moment of creation, connected with the abundance of creation. To rest in this beingness moment to moment to moment to moment….and to simply let this stream of life flow through, without doing anything against it or for it. To me, the main focus is BEING, to BE - here and now. To let the highest potential of this moment happen… and to not do anything.
Sages & enseignants, EnglishMarch 29, 2005 3:26 pm

www.sentient.org

Words are of no use. All that appears is simply the Self seeing itself through the form. In this dance of appearance we sometimes forget to turn around and look at the Light in which all that appears is formed.—Amber

Sages & enseignants, English 3:08 pm

As a young man Henry studied with the founder of Aikido, constantly asking himself the question “What is O’Sensei looking at?” He laughed when he noticed the answer.

. . . .

Freedom is when you have no choice – you simply move as you must, without thought or decision.

. . . .

Traditionally the hara – or center – is said to be two inches below the belly button. This is a misunderstanding. The center is wherever the attention is placed. Everything, the entire universe, revolves and arises from this true center.

. . . .

Attention is the natural result of the idea of a self falling away.
Attention happens spontaneously and easily.

. . . .

Wherever you place your attention, leave it there and do not let it wander.
The rest will follow naturally.

. . . .

Time and space disappear in the movement.
There is no doer, only the movement.

. . . .

When you are attacked, get out of the way.

Sages & enseignants, English 3:04 pm

“The true guru knows you need nothing, not even him.”

—Nisargadatta Maharaj

“There is a false sense of liberation that aspirants reach that very few ever go beyond.”

—Ramana Maharshi, when asked about spiritual teachers

“When asked about those he sent to teach, Papaji said that the purpose was to have them point the way to Lucknow, not to pose as awakenened teachers. When asked further about these people, Papaji said that none of them where enlightened or even temporarily enlightened. Papaji said that many can fool others into thinking they are liberated but they are the false coin. When asked about the experiences that so many people had in Lucknow, he said they were false experiences. Papaji said he met only two Jnani’s in his lifetime. One was Ramana Maharshi. The other was a man who appeared from out of the jungle into the town of Krishnagiri.”

—Poonja, quoted from the book’Nothing Ever Happened’ by David Goodman

“It is common to demand entry into Enlightenment through someone else. This renders it needful to make clear that NOBODY, not even the best of gurus, can bestow final and lasting realization—a glimpse is the most he can possibly pass on and there are not many with that capacity. Even in such cases, his disciples must work diligently and win it themselves.”

—Paul Brunton (quoted from ‘The Guru-Disciple Relationship’>

“What about religions, teachers, gurus?”
“If they can help in the quest of the Self. But can they help? Can religion, which teaches you to look outside yourself, which promises a heaven and a reward outside yourself, can this help you? It is only by diving deep into the Spiritual Heart that one can find the Self.”

—Ramana Maharshi (quoted from ‘Here lies the heart’ by Mercedes De Acosta)

“Real Enlightenment definitely is not on sale at the corner store, it doesn’t contain preservatives, and isn’t wrapped in plastic. Absolute surrender to God, or the Universe, is the greatest gift, the “pearl of great price,” and it will never be cheap. That is why one should question the ersatz gems that pseudo-spiritualists so readily sell in their fancy packages. If one wants the real thing, one must learn about counterfeits; otherwise, one is showing off a rhinestone to God, convinced it is the Hope Diamond.”

—Mariana Caplan

“The one who explains, lies.
How can you describe
the true form of Something
In whose presence you are blotted out?
And in whose being you still exist?”

—Rabi’a al-’Adawiyya

It seems that the pauperisation of satsang culture began after the death of Poonjaji. Many of his followers started to claim that Poonjaji approved their ‘Awakening.’ It seems that they just took him too literally. It is an Advaita custom to say ‘you are already Awakened.’ This is however more a teaching device than a reflection of reality. And even if some of his disciples had a glimpse of Awakening, Poonjaji knew very well that in most cases neither it was permanent nor the final state.

—Aziz Kristof

“Anyone who wants to repackage enlightenment for mass consumption must first create the illusion that it’s comfortably within the customer’s reach. It may be true that the price of truth is everything, but true don’t pay the bills. In the commercial model, the price of truth is whatevery you can comfortably afford. ... seekers will gladly pay to be reassured that, common sense aside, they can wake up without quitting the dream. ... I know that no spiritual teacher leads to enlightenment because there is no leading to enlightement. There is no teaching of enlightenment. Hence the inevitable outcome we see all around us – everyone’s grooving on the gurus and everyone’s getting more and more spiritual, but nobody’s waking up.”

—Jed McKenna

Teaching is a tricky thing. It can ensnare both teacher and student within invisible walls of reassurance. It is not at all difficult to convince thirsty people that you have water. Especially if you have first convinced yourself. And often a loop can occur – wherein the teacher convinces the student who convinces the teacher who convinces the student and so on. A dynamic occurs where both are convinced of the rightness of what is being said and both reassure one another that they are uncovering truth.

—Peter

from www.sentient.org

Sages & enseignants, FrancaisMarch 23, 2005 6:48 pm

Ne crois rien sur l’autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s’accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l’accepter comme vrai et y conformer ta vie.   

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

Sages & enseignants, EnglishFebruary 20, 2005 5:25 am

A biography, with some photos. www.cosmicharmony.com/Av/Nityanan/Nityanan.htm

“There are various tests to which a devotee is subjected: they could be of the mind, or the intellect, of the body, and so on. A number of such tests are there. In fact, God is conducting tests all the time; every occurrence in life is a test. Every thought that crops up in the mind is in itself a test to see what one’s reaction will be. Hence one must be always alert and aloof, conducting oneself with a spirit of detachment, viewing everything as an opportunity afforded to gain experience, to improve oneself and go on to a higher stage.” Nityananda.

Sages & enseignants, English, Livres - Libros - Books 5:21 am

Shri Ram Chandra Mission